3. Arbres dangereux, morts ou secs
Lorsqu’un arbre présente un danger imminent et direct pour les personnes ou les biens, ou lorsqu’il est mort ou sec, la Municipalité peut autoriser son abattage ou son élagage sans mise à l’enquête publique.
Une demande doit néanmoins être adressée à la Commune avant l’intervention, accompagnée de photographies et d’une description du danger constaté. Une plantation compensatoire doit en principe être réalisée.
En cas de danger immédiat, le propriétaire doit prendre rapidement contact avec le Service technique.
Motifs de la demande
Une autorisation peut notamment être envisagée lorsque :
l’arbre est malade ou dépérissant ;
sa stabilité est compromise ;
il présente un danger avéré pour les personnes ou les bâtiments ;
des risques phytosanitaires sont constatés ;
des contraintes techniques majeures sont démontrées ;
l’abattage est nécessaire à la réalisation d’un projet autorisé ;
un intérêt public prépondérant le justifie.
La chute de feuilles, l’ombre, l’entretien jugé important, la perte d’une vue ou une gêne mineure pour le voisinage ne constituent généralement pas, à eux seuls, des motifs suffisants.
Mesures compensatoires
L’autorisation peut être assortie de l’obligation de remplacer l’arbre abattu.
En principe, tout élément du patrimoine arboré supprimé doit être compensé par un élément de même valeur écologique et paysagère. La compensation peut notamment prendre la forme :
de la plantation d’un arbre de remplacement ;
de la plantation de plusieurs arbres ;
de la création d’une haie composée d’essences indigènes ;
d’une autre mesure écologique adaptée.
Dans le cadre d’un projet de construction ou d’aménagement, lorsque la compensation en nature n’est pas possible, une taxe compensatoire peut être perçue par la Commune conformément aux dispositions applicables.
La Commune détermine les mesures nécessaires en tenant compte de l’essence, de l’emplacement, des dimensions à la plantation et du délai de réalisation.